KimPetrasPaintings

KimPetrasPaintings est un collectif à géométrie variable créé en 2021 par Jimmy Beauquesne (dessinateur), Nelson Bourrec Carter (réalisateur) et Paul Garcin (performeur) en résidence à la Maison des Arts de Malakoff, et réunis autour de la figure de Kim Petras, chanteuse allemande transgenre. La peinture, médium qu’aucun ne pratique, s’établie comme terrain privilégié d’exploration et de fabrication d’une fan fiction totale, constituée de textes, de performances, de sculptures, d’installations et de vidéos. Collaboratif, protéiforme et sans droits d’entrée, KPP s’adapte aux lieux qu’il occupe et mue au gré des painters qui rejoignent ses rangs. À l’occasion d’une exposition à Glassbox en septembre 2021, les KPPainters Louise Mervelet, Aurore Leduc, Youri Johnson, Ugo Ballara et Camille Juthier intègrent le collectif.

Kim Petras s’inscrit dans une pop musique américaine mainstream, tout en touchant un public pour le moment restreint. Via cette figure, envisagée à la fois comme sujet et méthode, le collectif s’empare de problématiques liées à la culture populaire, à l’identité queer et au fan art, moteur puissant de fantasme et de rassemblement.

En façonnant leurs propres ex-voto, ces nouveaux.elles adorateur.ice.s s’instituent comme les architectes de leur identité collective en ingérant et mélangeant un corpus d’iconographiques hétérogènes. Ce sont ces références issues du cinéma, de la télévision, de la littérature, des arts plastiques et bien sûr de la pop musique qui façonnent le prisme par lequel iels abordent le réel. Ces éléments sont ensuite redéployés dans des formes et des récits parallèles, qui s’organisent en écosystèmes discursifs. En cultivant à la fois une approche sentimentale et critique, KPP se nourrit de l’histoire personnelle de la chanteuse, de sa construction identitaire et professionnelle, et des ambiguïtés que sous-tend ce parcours, point d’entrée vers des réflexions qui dépassent les seules bornes d’une biographie.

Lauréat de l’appel à projet L’Estive, le collectif s’établit à Glassbox en Août 2021 pour trois mois et produit l’exposition Go Far Go Hard, établissant un parallèle entre les dérives de la stan culture et les stratégies de diffusions et d’assimilation évangélistes.

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